Festival du court métrage de Clermont-Ferrand : face à l'arrêt du financement du festival par Canal+, nous appelons à une mobilisation des pouvoirs publics et de la Ministre.
- Emma Rafowicz

- il y a 22 heures
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 10 heures
Le festival international du court métrage de Clermont-Ferrand a annoncé la semaine dernière la fin du soutien de Canal+, partenaire et financeur important de l'événement.
La fin du soutien de Canal+ n’est en rien une surprise. Les “reprises en main” de Grasset, du JDD, de CNews ainsi que les récentes prises de paroles de Maxime Saada au festival de Cannes nous avaient déjà alertés sur la bataille idéologique que mène Vincent Bolloré. L’heure n’est plus qu’à l'indignation, elle est à l’action et à la volonté politique.
Le festival de Clermont est un moment essentiel pour le cinéma français et le court métrage, accueillant chaque année près de 200 000 spectateurs pour plus de 500 films sélectionnés et 5 000 professionnels. C’est le plus grand festival et marché de ce cinéma au monde, c’est une richesse pour la France et l’Europe.
Les court métrages comptent beaucoup sur les festivals pour trouver des débouchés et un public. Des réalisateurs de long métrage, mondialement connus aujourd’hui, ont débuté par le court, des millions d’enfants ont assisté à leur première séance de cinéma via ces projections, de nombreux professionnels se sont formés par ces films. Si le festival de Clermont venait à être fragilisé, c'est l’ensemble de la filière du cinéma qui se serait mis en difficulté.
Cela doit amener les pouvoirs publics à agir :
Le marché du festival bénéficie de fonds du programme européen MEDIA, un des principaux leviers de soutien aux festivals européens de cinéma et de l'audiovisuel. Ce financement est essentiel et en tant que rapporteure d’Agora EU, je me battrai pour l’intensifier, en direction de tous les festivals.
ll est temps de repenser le modèle de financement du 7ème art et de ses événements, aujourd’hui beaucoup trop dépendant de Canal+ et des volontés politiques de ses dirigeants. Pour garantir la diversité des financements venant des diffuseurs, il faut renforcer France Télévisions et Arte, plutôt que les affaiblir.
.
Nous appelons Madame la Ministre de la Culture à s’engager pour garantir la continuité de ce festival, essentiel pour la souveraineté culturelle de l’Europe et de la France.



Commentaires